CHANDELEUR – Le tour du monde des crêpes et galettes

CHANDELEUR

Tour du monde des crêpes et galettes en 41 recettes originales sans bouger de chez soi

Je partirais bien en voyage. S’envoler vers un pays lointain et chaud…

Mais attendez… la Chandeleur approche !
Et si on se faisait un tour du monde de la crêpe et de la galette ?
Allez, hop ! Prenez votre fourchette et suivez-moi.

Les crêpes et les galettes demeurent présentes dans le monde entier sous des formes différentes : Socca, Crumpets, Pancakes, Banh cuon, Tortilla…
Pour notre tour du monde, nous avons l’embarras du choix.

Comme vous ne pourrez pas tester chaque recette le jour même de la Chandeleur (quoi que…), je vous propose un petit jeu familial.

Demandez à chacun des membres de votre tribu d’opter pour une crêpe/galette qu’il a envie de goûter.
Choisissez si vous voulez les réaliser ensemble ou si chacun confectionne la recette qu’il a sélectionnée.
Vous vous retrouverez ainsi avec 3 ou 4 types de mets différents à votre table.
Vous aurez ainsi découvert de nouveaux horizons culinaires sans bouger de chez vous.

Mais avant de les déguster, partons à la découverte de ces 41 recettes.
Hissez les voiles ! Votre tour du monde de la crêpe et de la galette peut commencer !


Le Dorayaki (Japon)

Commençons ce tour du monde en beauté avec le Dorayaki.
Ce pancake japonais est traditionnellement fourré de pâte sucrée de haricots azukis.
Les enfants raffolent de cette pâtisserie.

Dans une grande casserole, versez 200 g d’azukis cuits. Ajoutez 170 g de sucre blanc. Laissez cuire 15 minutes sur feu doux. Remuez fréquemment. La texture doit être sirupeuse. Ajoutez une pincée de sel. Mixez la préparation à l’aide d’un robot mixeur.
Dans un saladier mélangez à l’aide d’un fouet 4 œufs, 140 g de sucre blanc et 2 c.c. de miel. Ajoutez 160 g de farine tamisée et 1 c.c. de levure chimique. Vous devez obtenir une pâte homogène.
Couvrez et réservez au frais pendant 30 minutes afin que la pâte lève.
Elle doit être épaisse et fluide à la fois.
Huilez votre poêle et faites la chauffer sur feu moyen. Déposez des petits tas de pâte. Attention, les pancakes vont gonfler et s’étendre. Leur cuisson est rapide. Lorsque des petites bulles apparaissent, retournez-les. Une fois bien dorés, disposez-les dans une assiette.
Sur l’un d’entre eux, déposez une c.s. de pâte d’azukis. Répartissez bien. Recouvrez d’un second pancake.
Votre Dorayaki est prêt. Il ne vous reste plus qu’à le déguster tiède.

Si vous voulez les savourer dans l’ambiance japonaise, je vous conseille le film « Les délices de Tokyo » où les Dorayaki y sont les grandes stars


Le Jajan Pasar (Indonésie)

Le Jajan Pasar est une crêpe sucrée indonésienne à base de lait de coco, de zeste de citron vert et de noix de coco râpée.

Dans un saladier, mélangez 3 œufs avec 50 g de sucre. Mélangez bien afin de les blanchir. Ajoutez 25 cl de lait de coco non sucré et 25 cl de lait de soja bio. Dans un autre récipient, versez 250 g de farine. Formez un puits et versez en son centre le mélange précédent. Remuez en intégrant progressivement la farine. Ajoutez le zeste de 2 citrons verts et 50 g de noix de coco râpée. Faites chauffer une poêle. Huilez-la. Lorsqu’elle est bien chaude, versez une louche de votre pâte dans la poêle. Effectuer des mouvements rotatifs avec votre poignet afin que la pâte soit bien répartie sur l’ensemble de la poêle. Faites cuire jusqu’à ce que la surface soit bien dorée et retournez votre crêpe afin de colorer l’autre face. Une fois cuites, transvasez vos crêpes dans une assiette. Sucrez-les et roulez-les avant de déguster.


Les Bouquettes (Liège)

Les Bouquettes ou « vôte » sont des crêpes levées à base de farine de sarrasin.
Elles sont souvent agrémentées de raisins secs.
Les Liégeois les mangent traditionnellement durant la période de Noël, avec du vin chaud (les enfants, eux, restent au chocolat !).

Faites tremper 25 g de raisins dans du rhum (ou de l’eau chaude s’il y a des enfants). Dans un bol, délayez 38 g de levure fraîche dans un mélange tiède d’eau, de lait et d’une c.s. de sucre. Laissez reposer quelques minutes. Dans un saladier, mélangez 250 g de farine T65, 250 g de farine de sarrasin et une pincée de sel. Creusez un puits et versez en son centre la levure délayée et 1 œuf. Remuez un peu les ingrédients dans le centre du puits. Cela va former une petite masse de pâte au centre du saladier. Couvrez et laissez reposer environ 1 h à température ambiante. La pâte doit lever. Versez ensuite toujours dans le centre du puits 250 ml d’eau tiède et 250 ml de lait. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte lisse et fluide. Ajoutez 2 cl de rhum (ou pas à cause des enfants !). Couvrez et laissez à nouveau reposer à température ambiante pendant 2 h. Lorsque la pâte a bien levé, il est possible qu’elle soit devenue trop épaisse. Pour remédier à cela, ajoutez un peu de lait à votre pâte. Faites chauffer une poêle. Graissez-la avec du beurre. Versez une louche de pâte dans la poêle. Jetez quelques raisins et faites-les pénétrer dans la pâte à l’aide d’une fourchette. Lorsque la Bouquette commence à se décoller et qu’elle est bien dorée, retournez-la. Cuisez l’autre face. Glissez la ensuite dans une assiette et saupoudrez-la de sucre glace ou de cassonade. Il ne vous reste plus qu’à déguster.


L’Okonomiyaki (Japon)

L’Okonomiyaki est un plat traditionnel japonais n’ayant pas d’équivalent en occident.
On le compare souvent au pancake, mais aussi à l’omelette ou encore à la pizza.
Composés de différents ingrédients, ses recettes varient d’une région à l’autre du Japon.
Vous pouvez les confectionner avec de la viande, du poisson ou végétarien.

Bernard, du blog La Cuisine de Bernard explique très bien la réalisation de l’Okonomiyaki.
La recette est bien détaillée et succulente.

Je vous préviens cependant qu’il n’est pas aisé de trouver tous les ingrédients de cette recette.
Vos efforts seront cependant récompensés, elle est vraiment délicieuse.


Le Crespelle (Rome)

Crespelle signifie tout simplement crêpe en italien.
Je vous propose ici une recette de base typique que les Italiens déclinent ensuite à l’infini afin de réaliser de superbes plats.

Dans un saladier, à l’aide d’une spatule souple, mélangez 2 œufs et une pincée de sel. Tout en mélangeant, ajoutez progressivement 100 g de farine. Lorsque vous obtenez une pâte lisse et homogène, versez peu à peu 250 ml de lait entier. Mélangez au fouet. Chauffez une poêle. Faites fondre 20 g de beurre. Une fois fondu, versez-le dans la préparation de pâte à crêpe. Remuez lentement jusqu’à ce que les traces de graisses disparaissent. Couvrez et laissez reposer 30 minutes à température ambiante. Sur feu moyen, faites chauffer votre poêle antiadhésive. Versez une louche de pâte dans votre poêle bien chaude. Après une minute de cuisson, prenez le manche de la poêle et effectuer de temps en temps des mouvements de rotation afin de décoller doucement la crêpe. Retournez-la lorsqu’elle glisse bien dans la poêle. Elle ne doit pas être colorée, mais encore blanche. Laissez cuire une minute, puis faites glisser votre crêpe sur une assiette.

Ces Crespelles peuvent ensuite être fourrées de ricotta, d’épinards, nappées de béchamel, de sauce tomate, de parmesan et gratinées au four. Vous obtenez ainsi la fameuse recette florentine : Crespelle alla fiorentina.


Les Crumpets (Royaume-Uni)

À mi-chemin entre la crêpe et le petit pain, les Crumpets nous viennent tout droit du Royaume-Uni.
Il est caractérisé par son design particulier : une face dorée et l’autre blanche parsemée de petits trous.
Les puristes les cuiront en se servant de cercles à pâtisserie de 7 cm de diamètre.
Mais vous pouvez aussi utiliser une poêle à pancakes.

Délayez 1 c.c. bombée de levure de boulanger déshydratée dans 125 ml d’eau tiède. Laissez reposer 15 minutes.
Dans un saladier, mélangez au fouet 125 g de farine avec 1 c.s. de sucre et une pincée de sel. Ajoutez progressivement 40 ml de lait tiède ainsi que l’eau et la levure.
Couvrir et laisser reposer pendant 1 h à température ambiante.
Faites chauffer une poêle. Beurrer les cercles à pâtisserie ainsi que votre poêle. Versez à l’intérieur de chacun d’eux la préparation sur 1 cm d’épaisseur. Laissez cuire les Crumpets sur feu doux pendant environ 15 minutes. Vous verrez des petits trous se former sur le dessus.
Vos Crumpets sont prêts lorsque le dessous est bien doré.
Ils se dégustent habituellement accompagnés de beurre ou de confiture. Mais vous pouvez aussi les manger avec du jambon, du fromage…
Si vous les faites à l’avance, n’hésitez pas à les passer au grille-pain afin de les réchauffer. Ils se conservent deux jours dans une boite hermétique.


Les Papadum (Inde)

Les Papadum ou Papad sont des petites crêpes croustillantes et épicées à base de farine de lentilles.
En Inde, elles sont consommées lors de l’apéritif ou comme en-cas.
Elles peuvent être agrémentées de cumin, de paprika, de curry, de feuilles de coriandre, de piment…

Dans un saladier ou dans le bol d’un robot pétrisseur, mélangez 200 g de farine de lentille, 1 c.c. de poivre concassé, 1 c.c. de cumin, ½ c.c. de sel, 1 gousse d’ail émincée. Ajoutez 25 ml d’eau. Pétrir pendant 5 minutes. La pâte doit être lisse. Formez un boudin. Découpez des tronçons de 1 cm de large. Huilez vos mains et enduisez chaque morceau. Mettez-les dans une boite hermétique pour éviter qu’ils se dessèchent. Sur votre plan de travail huilé, prenez un des tronçons et étalez-le en forme de cercle de 8 cm de diamètre. La pâte est un peu dure donc n’hésitez pas à bien appuyer. Procédez de même pour l’ensemble des tronçons. Disposez les disques sur une plaque allant au four. Faites les sécher pendant 1 h 30 au four à 70 °.
Une fois secs, mettez de l’huile dans une poêle très chaude. Plongez les Papadums afin de les dorer des deux côtés.
Dégustez-les avec du chutney ou encore accompagnées de votre plat indien préféré.


La krampouezhenn –aussi appelée crêpe au beurre (Bretagne)

Aaah la Bretagne ! Le pays de la crêpe !
La recette de la crêpe au beurre a fait le tour de la France.
Vous pouvez la manger avec du caramel, de la confiture, des pommes, une boule de glace… ou tout simplement la savourer avec un peu de sucre.

Dans un saladier, disposez 250 g de farine de blé, 2 c.s. de sucre en poudre et 1 pincée de sel. Remuez. Dans un autre récipient, mélangez 50 cl de lait et 10 cl d’eau. Versez petit à petit ce liquide sur la farine, en brassant constamment avec un fouet. Faites fondre 50 g de beurre ½ sel et ajoutez-le à la préparation. Incorporez 4 gros œufs et mélangez bien. Réservez la pâte au frigo durant ¾ d’heure.
Pour la cuisson, si comme moi vous ne possédez pas de bilig, procédez ainsi : Beurrez généreusement votre poêle ou crêpière. Versez une louche de pâte à crêpe. D’un mouvement de poignet, inclinez rapidement la poêle afin que la pâte la recouvre entièrement. Une fois dorée, retournez-la. Faites cuire l’autre face.
Réservez dans une assiette et pliez votre crêpe en 4. Elle est prête à être dégustée.
Renouvelez ces opérations de cuisson pour le reste de votre pâte. Beurrez votre poêle de temps à autre afin que les crêpes n’accrochent pas.


La Krampouezh ed-du – aussi appelée galette au blé noir (Bretagne)

L’emblème de la gastronomie bretonne, c’est bien celui-là : la galette de blé noir !
Comme beaucoup de galettes dans le monde, la Krampouezh ed-du était considérée comme le plat du pauvre.
Aujourd’hui on retrouve des crêperies bretonnes la servant dans différents pays.
Sa garniture est variable à souhait.

Disposez 330 g de farine de sarrasin dans un saladier avec 5 g de sel de Guérande. Versez-y petit à petit 75 cl d’eau en remuant énergiquement à l’aide d’un fouet. Le but est d’obtenir une pâte à la fois fluide et légèrement épaisse. Recouvrez votre saladier d’un torchon ou d’un film alimentaire et laissez reposer au frigo durant 2 h.
Pour la cuisson, graissez votre poêle avec du beurre. Versez une louche de pâte à crêpe. D’un mouvement de poignet, inclinez rapidement la crêpière afin que la pâte la recouvre entièrement. Une fois dorée, retournez-la. Faites cuire l’autre face. À ce moment, vous pouvez ajouter la garniture de votre choix. Si vous souhaitez réaliser « une complète » (jambon, œuf, fromage), mettez l’œuf en premier afin que le blanc ait le temps de coaguler.
Rabattez les quatre coins de votre galette. Servez et dégustez aussitôt.

Et si vous voulez vous la jouer breton jusqu’au bout, essayez donc la galette saucisse !
Vous prenez une saucisse de porc grillé. Vous enroulez une galette autour. Il ne vous reste plus qu’à déguster !
Ne tentez même pas d’y ajouter une petite feuille de salade, vous perdriez l’authenticité de cette recette.


La Ploye (Canada)

La Ploye est une crêpe à base de farine de sarrasin et de blé. Elle est très populaire dans la région du Madawaska au Nouveau-Brunswick (Canada) ainsi que dans le nord du Maine (Etats-Unis).
Elle se mange autant sucrée que salée. Pour cela il suffit d’y ajouter la garniture de son choix et de la rouler avant de la déguster.
Les Canadiens l’aiment agrémentée de sirop d’érable, de cassonade, de mélasse ou encore de cretons (sorte de rillettes de porc).

Dans un saladier, mélangez 500 g de farine de sarrasin, 250 g de farine de blé, 15 g de levure chimique et 5 g de sel. Ajoutez 50 cl d’eau froide. Laissez reposer 10 minutes.
Versez 25 cl d’eau bouillante. Mélangez vigoureusement. La consistance doit s’apparenter à celle d’une pâte à crêpe française (sinon, rajoutez de l’eau).
Chauffez une poêle antiadhésive. Faites-y fondre du beurre. Versez-y une louche de pâte et laissez cuire sans y toucher. Des petits trous vont se former. Plus il y en aura mieux ce sera. La Ploye ne se retourne pas. Quand elle est cuite, retirez-la de la poêle. Dégustez-la avec la garniture de votre choix.


Les Poffertjes (Hollande)

Petites crêpes moelleuses néerlandaises, les Poffertjes sont réalisées à base d’un mélange de farine de blé et de sarrasin.
Elles se font cuire sur une poêle spéciale à alvéoles et sont servies saupoudrées de sucre glace avec une noisette de beurre qu’on laisse fondre.
Elles se mangent à l’aide d’un pique en bois.

Commencez par délayer 8 g de levure fraîche de boulanger dans 5 cl de lait tiède.
Dans un saladier, incorporez 150 g de farine de blé, 50 g de farine de sarrasin, 20 g de sucre et une pincée de sel. Ajoutez un œuf battu, la levure fraîche diluée et 8 cl de crème liquide. Mélangez bien, jusqu’à obtenir une pâte épaisse.
Couvrir et laisser reposer à température ambiante jusqu’à ce qu’elle double de volume (environ 1 h).
Chauffez votre poêle à Poffertjes sur feu moyen. Badigeonnez chaque alvéole de beurre fondu et versez un peu de pâte à crêpe à l’aide d’une louche.
La cuisson se fait sur feu doux. Quand elles commencent à être dorées sur les bords, retournez vos poffertjes à l’aide d’un pique en bois.
Une fois cuite des deux côtés, disposez-les dans une assiette. Déposez une noisette de beurre dessus. Saupoudrez-les de sucre glace.
Ça se mange sans faim…


La Couquebaque (Nord-Pas-de-Calais)

La Couquebaque est une crêpe à la bière de Flandre et à la chicorée.
Elle est très appréciée dans le Nord-Pas de Calais.
Cette crêpe a une épaisseur de 2 cm. Autant vous dire qu’elle cale vite l’estomac.
Elle se compose de farine, de vergeoise, d’œufs, de lait, de beurre, de bière et de chicorée.
J’ai découvert cette spécialisée sur le blog de O’délices. Elle est géniale !
Cependant si cette crêpe est destinée à être mangé par des enfants évitez l’ajout de bière.


Les Tortillas (Mexique)

Traditionnellement cette crêpe se réalise à base de farine de maïs. Cependant les habitants du nord du Mexique la confectionnent avec de la farine de blé.
La polyvalence de la Tortilla semble infinie : tacos, enchiladas, burritos, fajitas, wraps…
Elle peut également servir d’assiette naturelle.
Elle est parfaite pour réaliser vos sandwichs à emporter.
Vous pouvez les garnir avec tout ce dont vous avez envie.
La Tortilla au maïs demande l’utilisation d’outils spécifiques, comme la presse à Tortilla, mais également de la farine de maïs nixtamalisée aussi appelée masa harina.
Pour plus de simplicité, je vous propose ici la recette du nord du Mexique, à base de farine de blé.

Disposez 400 g de farine de blé dans un saladier. Creusez un puits et ajoutez 2 g de sel fin et 4 c.s. d’huile d’olive. Versez 25 cl d’eau chaude. Mélangez bien jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène et souple. Mettez la pâte en boule. Couvrez-la d’un torchon et laissez la reposer pendant 1 h à température ambiante. Divisez-la ensuite en 8 pâtons de dimension égale. À l’aide d’un rouleau à pâtisserie, étalez-les. Le but est d’obtenir des cercles fins et réguliers. Faites chauffer votre poêle (il n’est pas nécessaire d’ajouter de matière grasse) et disposez-y un disque de pâte. Laissez cuire pendant 2 ou 3 minutes. Si des poches d’air venaient à se former, percez-les à l’aide de la pointe d’un couteau (cela évitera les cloques). Quand le dessous est doré, retournez-la. Lorsque la seconde face est cuite, glissez la tortilla dans une assiette et procédez de la même manière pour les autres pâtons.


La Farinata (Italie)

La Farinata est une galette à base de farine de pois chiche.
On la retrouve dans la cuisine de rue italienne (Ligurie).
Elle est servie très chaude, avec un peu de poivre, de pesto ou de fromage italien.
Taillée en triangle, elle se consomme traditionnellement comme amuse-bouche.

Dans un saladier, mélangez 110 g de farine de pois chiche et une pincée de sel. Ajoutez petit à petit 375 ml d’eau en remuant vigoureusement à l’aide d’un fouet. Couvrez et laissez reposer pendant 1 h à température ambiante. Préchauffez votre four à 260 °. Fouettez une nouvelle fois votre pâte. Huilez généreusement votre lèche-frite ou à défaut un grand plat allant au four. Mettez-le à chauffer pendant une minute. Sortez-le et versez-y votre pâte. Parsemez d’oignon émincé finement. Mettez au four pour 5 minutes. Sortez la plaque afin de mettre du romarin sur la surface de votre galette. Remettez au four et faites cuire pendant 20-30 minutes. Lorsque le dessus de votre Farinata est doré et croustillant sortez-la du four. Laissez tiédir puis découpez des morceaux de formes triangulaires. Saupoudrez de poivre et dégustez à l’apéritif.


La Socca (Nice)

Comme beaucoup de plats actuels, la Socca était à l’origine considérée comme « le plat du pauvre ». Elle était destinée aux pêcheurs comme casse-croûte.
Aujourd’hui, devenue spécialité niçoise, on en trouve à tous les coins de rue.
Cette grande et grosse crêpe est réalisée à base de farine de pois chiche.
Les puristes la cuiront au four à bois sur une plaque circulaire en cuivre étamé. Nous n’avons pas tous ce type de matériel à la maison. Vous pouvez donc vous contenter de votre four électrique et de votre lèche-frite.
Dans tous les cas, une bonne Socca se distingue par son dessus croustillant et son dessous moelleux.

Versez 250 ml d’eau froide dans un saladier. Ajoutez 125 g de farine de pois chiches en pluie tout en mélangeant énergiquement à l’aide d’un fouet. Incorporez une pincée de sel, du poivre et 1 c.s. d’huile d’olive. Laissez la pâte reposer 1 h à l’air ambiant. Préchauffez votre four sur la température maximum. Puis le passer sur la position grill. Gardez la porte du four entrouverte. Huilez votre plat à l’aide d’un pinceau. Versez-y la pâte à Socca. Elle doit avoir une épaisseur de 3 mm environ. Enfournez pour une durée de 7 min. Surveillez bien. La Socca est prête lorsque le dessus est bien coloré (voire brûlé à certains endroits). Si des cloques apparaissent il vous faudra les éclater à l’aide de la pointe d’un couteau. A la sortie du four, coupez en morceaux triangulaires et servez encore chaud saupoudré de poivre.
Parfait à l’apéro !


La Fainà (Argentine)

La galette à la farine de pois chiche possède de multiples variantes.
Normal me direz-vous, elles puisent toutes leurs origines en Italie.
Cependant, chaque région, chaque pays a sa propre façon de la préparer et de l’accommoder.
Nous avons vu précédemment la version niçoise avec la Socca.
Maintenant, découvrons celle qui compose l’assiette des Argentins : la Fainà.
Je suis tombée sur la recette d’Alice, du blog Alice Esmeralda.
Elle nous y livre sa recette familiale.

N’hésitez pas à ajouter à cette recette des herbes et épices en tout genre pour plus de plaisir gustatif.


Le Nom krourk (Cambodge)

Le Nom Krourk est une crêpe en forme de boule à base de farine de riz et lait de noix de coco.
Elle fait partie de la cuisine de rue.
Les Cambodgiens la déguste avec une sauce au poisson.
Sa forme particulière demande l’utilisation d’une poêle spéciale à alvéoles. Si comme moi vous n’en possédez pas, vous pouvez toujours utiliser votre crêpière. Les Nom Krourk n’auront pas la forme qu’ils devraient, mais le goût sera au rendez-vous.

Dans un saladier, mettez 250 g de farine de riz. Tout en mélangeant progressivement, ajoutez 10 cl de crème de coco et 10 cl de lait de coco. Versez de l’eau jusqu’à obtenir une pâte à crêpe épaisse type pancake. Mettez 10 g de ciboulette hachée et ½ c.c. de sel.
Dans un autre récipient, réalisez la sauce. Ajoutez 1 c.s. de sucre roux, 2 c.s. de sauce nuoc-mam et 4 c.s. d’eau. Mélangez bien et réservez. Chauffez votre poêle. Graissez-la avec 1 c.c. d’huile végétale. Une fois la poêle bien chaude, versez-y une louche de pâte à crêpe. Effectuez des mouvements circulaires avec votre poignet afin de bien répartir la pâte. Faites cuire sur feu moyen. Lorsqu’elle est bien dorée, retournez-la afin de cuire l’autre face.
Les Nom Krourk se dégustent bien chauds nappés de sauce. Leur texture doit être croustillante. Si besoin, vous pouvez les réchauffer quelques minutes à la poêle afin de leur faire retrouver cette texture.


Palacsinta (Hongrie)

Palacsinta signifie crêpe en hongrois.
Cette recette ressemble beaucoup à notre crêpe au froment.

Dans un saladier, disposez 250 g de farine de blé et une pincée de sel. Creusez un puits et cassez-y deux œufs en son centre. Remuez légèrement. Versez petit à petit, tout en mélangeant, 300 ml de lait et 150 ml d’eau gazeuse. Ajouter 100 g de saindoux (ou à défaut du beurre fondu). Couvrez et laissez reposer à température ambiante pendant 1 h. Chauffez une poêle antiadhésive. Huilez-la légèrement. Versez une louche de pâte à crêpe. Faites-les dorer sur chaque face.

Traditionnellement, elles se mangent avec de la confiture d’abricot, de fraise ou de prune. Elles trouvent également leur place en version salée avec la fameuse recette Hortobágyi Palacsinta : crêpe fourrée de viande hachée cuite au four, avec une sauce au paprika et à la crème aigre.


La Cachapa (Venezuela)

La Cachapa est une galette très appréciée au Venezuela.
Elle est traditionnellement réalisée à base de maïs frais, mais on peut tout aussi bien la préparer avec du maïs en boîte.

Ouvrez votre boîte de 200 g de maïs (bio de préférence). Versez-les dans une passoire et rincez-les sous un filet d’eau froide. Égouttez-les bien. Dans le bol d’un mixeur, disposez vos maïs, 10 g de beurre, 1 grosse cuillère à soupe de semoule de maïs et une pincée de sel. Mixez pendant 3 minutes. Ajoutez un œuf et remettez le robot en marche pour 3 minutes supplémentaires. La texture de votre pâte doit être grossière (on voit encore plein de morceaux de maïs dedans). Chauffez votre poêle. Huilez-la. Versez-y la préparation en prenant soin d’avoir la même épaisseur partout. Faites cuire sur feu très doux à couvert pendant 10 minutes. Lorsque le dessous est bien doré et n’adhère plus à la crêpière, retournez votre Cachapa. Pour cela, aidez-vous d’une grande planche à découper. Glissez-la de nouveau dans la poêle. Laissez dorer l’autre face. Réservez-la dans une assiette. Mettez sur la moitié de votre crêpe des tranches fines de mozzarella di Buffala. Repliez votre galette en deux. Le fromage va fondre en son milieu. Servez aussitôt.


Le Dosa (Inde)

Le Dosa est une crêpe typique du sud de l’Inde.
Elle est réalisée à base de riz et de soja noir pelé.
Elle se caractérise par sa texture à la fois douce et croustillante.
Le Dosa compose le petit déjeuner des Indiens, mais rien ne vous empêche d’en manger le midi ou le soir.
Ces crêpes peuvent être farcies de diverses garnitures. La plus connue reste la Masala Dosa, à base de pomme de terre.
J’ai découvert la recette des Dosa sur le blog Beendhi.
À coup sûr, elle vous donnera l’eau à la bouche !


Les Qatayefs ou Atayefs (Liban)

Cette petite crêpe épaisse en forme de cône est traditionnellement fourrée d’une garniture appelée achta (crème à la fleur d’oranger).

Délayez 5 g de levure boulangère sèche dans un peu de lait tiède.
Dans un saladier, mélangez 200 g de farine, 20 g de sucre, 400 ml de lait et la levure diluée.
Laissez reposer 1 h.
Chauffez une poêle. Beurrez-la. Déposez des petits tas de pâtes à l’aide d’une cuillère à soupe.
Les Qatayefs ne se cuisent que d’un côté. Ils vont gonfler et de minuscules trous vont apparaître. Enlevez la crêpe dès que le dessous est doré.
Prenez une crêpe entre vos doigts. Mettez-y une cuillère de votre garniture et pincez-la pour former un cornet. Laissez reposer pour que toutes les saveurs s’imprègnent.


Le Msemen (Maghreb)

Le Msemen est une crêpe feuilletée connue dans tout le Maghreb.
Elle se déguste généralement nappée de miel, de beurre et d’eau de fleur d’oranger avec un bon thé à la menthe.
Je vous mets cependant en garde car sa confection demande un peu de technique.

Dans le bol du robot pétrisseur, disposez 300 g de farine, 300 g de semoule extra-fine, 15 g de sucre, 10 g de sel et 4 g de levure chimique. Mélangez brièvement. Versez environ 350 ml d’eau tiède. Pétrir jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse et élastique. Formez des boules de la taille d’une mandarine. Enduisez-les d’huile. Disposez-les sur un plat huilé et recouvrez-les de film alimentaire afin qu’elles ne sèchent pas. Laissez reposer 1 h.
Dans un récipient, mélangez 130 g de beurre fondu avec 120 ml d’huile de tournesol et 4 g de levure chimique.
Huilez votre plan de travail, ainsi que vos mains. Écrasez une première boule de pâte à l’aide de votre main. Faites de même avec une deuxième. Disposez-les l’une sur l’autre. Continuez à les aplatir en effectuant un mouvement circulaire jusqu’à ce que la pâte devienne fine et transparente. Enduisez-la d’un peu du mélange beurre fondu-huile-levure et d’une pincée de semoule extra-fine. Pliez votre pâte en rabattant la partie supérieure vers le centre. Mettez une nouvelle fois du beurre-huile-levure et une pincée de semoule. Puis ramenez la partie inférieure vers le milieu. Reproduisez les mêmes opérations concernant les côtés droit et gauche (n’oubliez pas d’enduire de beurre-huile-levure et semoule afin de garantir le feuilletage). Maintenant que vous avez un joli carré, aplatissez-la légèrement en respectant sa forme. Saupoudrez une nouvelle fois votre crêpe de semoule extra-fine. Faites chauffer votre poêle. Graissez-la. Disposez votre Msemen sur la poêle bien chaude. Continuez à aplatir ses bords en utilisant une fourchette. Retournez-la régulièrement afin d’avoir une cuisson homogène. Lorsqu’il est bien doré, c’est prêt !
Il ne reste plus qu’à le napper de beurre, de miel et d’eau de fleur d’oranger.


Le Baghrir (Maghreb)

Cette crêpe préparée à base de semoule et de farine de blé demeure très présente dans les pays du Maghreb.
Elle présente un aspect bien caractéristique : elle est composée de nombreux trous.
Ce qui lui vaut le surnom de « crêpe mille trous ».

Délayer dans un récipient 1 c.s. de levure boulangère sèche avec un peu d’eau tiède.
Dans le bol d’un mixeur, mélangez 500 g de semoule fine, 60 g de farine, 1 sachet de levure chimique, 1 sachet de sucre vanillé et une pincée de sel. Ajoutez la levure diluée.
Versez 1 litre d’eau tiède et mixez de nouveau pendant quelques minutes.
Mettez la pâte obtenue dans un saladier et laissez reposer à température ambiante pendant 1 h.
Faites chauffer une poêle antiadhésive graissée avec du beurre. Versez une louche de pâte. Étalez-la délicatement. Laissez cuire sur feu moyen. Les « mille trous » vont apparaître. Les Baghrir ne se cuisent que sur une face. Ainsi, retirez-les lorsque le dessous est bien coloré.
Mettez-les dans une assiette et déposez une noisette de beurre et faites couler du miel dessus. Le Baghrir encore tiède va s’en gorger.


Les Dadar gulung (Bali)

Les Dadar gulung sont des crêpes balinaises réalisées à base de farine de riz et de lait de coco.
Elles se distinguent par leur couleur verte. Cette pigmentation est due à l’ajout d’extrait de Pandan, une plante tropicale au subtil goût de vanille.
Une fois cuite, elles sont garnies d’un mélange de noix de coco râpée, de sucre et de lait de coco.

Dans un saladier, mélangez 250 g de farine et un œuf. Tout en remuant à l’aide d’un fouet, versez progressivement 10 cl d’eau et 25 cl de lait de coco. La pâte doit être lisse. Ajoutez 1 c.s. d’extrait de Pandan. Couvrez et laissez-la reposer 1 h.
Dans une casserole disposez 10 cl de lait de coco, 100 g de sucre de coco et 120 g de coco râpée. Faites chauffer jusqu’à l’évaporation du lait.
Dans une poêle huilée et chaude, cuisez vos crêpes sur les deux faces.
Réservez-les sur une assiette. Garnissez-les du mélange à la noix de coco. Roulez-les comme des nems et dégustez.


La Piadina (Italie)

La Piadina est une fine galette à base de farine de froment et de saindoux.
Elle est à la fois moelleuse à l’intérieur et légèrement croustillante à l’extérieur.
Véritable spécialité italienne, elle peut être agrémentée avec tout ce que vous aimez : du sucré comme du salé.
Elle est cependant traditionnellement garnie de jambon, de squacquerone (fromage frais) et de roquette.

Dans le bol d’un robot pétrisseur, versez 500 g farine, 1 sachet de levure chimique, 50 g de saindoux et 75 ml d’huile. Mélangez et pétrissez les ingrédients jusqu’à obtention d’une pâte lisse et élastique. Ajoutez 200 ml de lait et une pincée de sel. Mélangez de nouveau vigoureusement. Incorporez l’eau lentement tout en continuant à pétrir. Lorsque la pâte commence à se détacher des parois du bol, façonnez des boulettes d’à peu près 50 g. Placez-les sur une planche à découper et recouvrez-les d’un torchon sec. Laissez lever pendant une heure. Une fois vos pâtons levés, étalez-les à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Ils doivent avoir une épaisseur d’environ 2 cm. Faites chauffer une poêle antiadhésive (il n’est pas nécessaire de la graisser, le saindoux s’en charge). Lorsqu’elle est bien chaude, mettez vos pâtes à cuire jusqu’à ce qu’elles se colorent légèrement et retournez-les. Réservez dans une assiette. Disposez sur la moitié de votre Piadina de fines tranches de jambon, de squacquerone et de roquette. Repliez-la en deux. C’est prêt !


La Taloa (Pays basque)

La Taloa… encore une recette au nom chantant !
Originaire du Pays basque, la taloa est une galette à base de farine de maïs.
Grande star de la street food basque, elle s’accommode de garnitures diverses : lomo, fromage de brebis, piperade…
Anne, du blog Papilles et Pupilles, nous en fait une description qui met l’eau à la bouche.


La Filloa (Espagne)

La Filloa était originairement cuite sur une pierre chauffée.
Aujourd’hui, il est plus courant de le faire sur une poêle.
Elles peuvent se manger sucrées, salées, chaudes ou froides.
La base de la recette reste la même hormis le fait que l’eau est remplacée par du bouillon dans la version salée.

Dans un grand saladier, battez 6 œufs. Ajoutez 1 litre de lait, 1 litre d’eau (ou de bouillon de poule), une pincée de sel. Versez petit à petit 500 g de farine tout en mélangeant énergiquement au fouet. Laissez reposer. Graissez votre crêpière avec du beurre. Mettez-y une louche de pâte à Filloa de sorte qu’elle recouvre toute la poêle. Faites cuire jusqu’à ce qu’elle durcisse et commence à dorer. Retournez votre crêpe. Réservez sur une assiette puis dégustez avec la garniture de votre choix.


Les Blinis (Russie)

Qui ne connaît pas le Blini ?
Cette petite crêpe épaisse originaire de Russie est réalisée à base de farine de blé et de sarrasin.
Les Blinis se dégustent chaud en version sucrée avec du beurre, de la confiture… ou en version salée avec du saumon, du fromage frais…
Pour les fêtes, il est souvent sublimé par le caviar.
Mais pour le reste du temps, le Blini reste la star des brunchs !

Prenez 3 œufs et séparez les blancs des jaunes.
Dans un récipient, faites dissoudre 10 g de levure de boulanger dans un peu de lait tiède.
Dans un saladier mélangez les 3 jaunes d’œufs avec 1 c.s. d’huile, 25 cl de lait tiède, la levure délayée, 60 g de beurre fondu et 1 pincée de sel.
Incorporez 150 g de farine de blé et 100 g de farine de sarrasin à la préparation. Ne travaillez pas trop la pâte. Couvrez et laissez-la reposer à température ambiante.
Battez les 3 blancs d’œufs en neige avec 1 c.c. de sucre.
Lorsque la pâte a gonflé au moins d’un tiers de son volume, incorporez les blancs en neige délicatement.
Chauffez une poêle à Blinis. Graissez-la avec un peu de beurre. Une fois bien chaude, versez-y de la pâte. Faites cuire jusqu’à l’apparition de petites bulles. C’est alors le moment de les retourner.
Une fois cuits, dégustez-les à votre convenance, avec une garniture sucrée ou salée.


Les Ebleskivers (Danemark)

Avec un goût qui rappelle à la fois le pancake et la gaufre, les Ebleskivers sont des petites crêpes en forme de boule.
Vous l’aurez compris, pour obtenir cette forme bien particulière vous aurez besoin d’une poêle spéciale.
Les Ebleskivers se déclinent à l’infini avec des garnitures sucrées ou salées.
Cependant, les Danois les mangent traditionnellement avec des pommes.

Pelez, épépiner et couper 2 pommes en petits dés.
Dans une casserole, faites fondre 60 g de beurre. Ajoutez 40 g de sucre et ¼ de c.c. de cannelle. Remuez jusqu’à ce que le sucre soit liquéfié. Versez les dés de pommes dans la casserole. Laissez-les cuire sur feu moyen durant 10 minutes. Ils doivent être bien tendres.
Dans un saladier, mélangez 225 g de farine de blé, 1 c.s. de sucre, 1 sachet de levure chimique et ¼ de c.c. de sel.
Prenez 2 œufs. Séparez les blancs des jaunes.
Mêlez à la préparation les jaunes d’œufs, 40 cl de lait Ribot, 1 c.s. de beurre fondu et de l’extrait de vanille. Mélangez bien afin d’éviter les grumeaux.
Laissez reposer 1 h.
Battez les blancs en neige bien ferme.
Ajoutez-les délicatement au reste de la préparation.
Chauffez votre poêle à Ebleskiver (une poêle à Takoyaki peut aussi faire l’affaire). Beurrez chaque empreinte. Lorsqu’elle semble bien chaude, versez l’équivalent d’une c.s. de pâte dans chacune d’elles. Recouvrez avec un peu de garniture aux pommes. Puis remettez une couche de pâte.
Laissez cuire entre 3 et 5 minutes. Lorsque les bords commencent à se détacher, retournez vos Ebleskiver à l’aide d’un pique en bois.
Une fois cuits, déposez-les sur une assiette et saupoudrez de sucre glace.


Les Pancakes (Amérique du Nord)

La crêpe typique du nord de l’Amérique c’est bien sûr, le Pancake.
Agrémentée de sirop d’érable, de myrtilles, mais aussi de saumon… cette petite crêpe épaisse fait le bonheur de tous les gourmands.

Dans un saladier, mélangez 185 g de farine, 7 g de levure chimique, 1 pincée de sel, 30 g de sucre. Faites un puits et cassez 1 œuf en son centre. Ajoutez 180 ml de lait et 40 g de beurre fondu. Mélangez au fouet.
Faites chauffer une poêle graissée avec du beurre. Une fois qu’il frémit, versez une bonne louche de pâte. Lorsque des petites bulles remontent à la surface, retournez-les. Laissez l’autre face dorer pendant 2 minutes. Réservez dans une assiette.


Le Jian Bing (Chine)

Cette crêpe populaire du nord de la chine signifie littéralement « crêpe frite dans peu d’huile ».
Elle est une référence auprès des marchands ambulants.
Traditionnellement, elle est fourrée d’un beignet frit, appelé You Tiao.

Dans un saladier, versez 375 ml d’eau. Ajoutez 250 g de farine. Remuez au fouet afin d’éviter la formation de grumeaux. Additionnez d’une c.c. de sel, 125 ml d’eau supplémentaire et de ½ c.c. d’huile de sésame. Faites chauffer une poêle huilée sur feu moyen. Une fois bien chaude, versez une louche de pâte en effectuant des mouvements circulaires afin de bien la répartir (comme vous le feriez pour des crêpes françaises). Lorsque des bulles apparaissent, cassez un œuf dessus. Appuyez sur celui-ci avec une spatule afin de le répandre sur l’ensemble de la crêpe. Ajoutez un oignon nouveau haché, des graines de sésames noirs et des feuilles de coriandre fraîche ciselées. Lorsque l’œuf est cuit, retournez la crêpe. Recouvrez de 15 ml de sauce d’huître. Si vous le souhaitez, vous pouvez disposer deux morceaux de beignet frit You Tiao au centre de la crêpe. Pliez-la en trois (rabattez le haut vers le centre, puis le bas). À l’aide de votre spatule, faites une marque au milieu de votre crêpe afin de vous aider à la plier en deux.


Le Cong you bing (Chine)

Cet en-cas venant tout droit de Chine s’apparente à un pancake salé.
Il est garni de ciboule.
Étant donné sa facilité de préparation et son moindre coût, le Cong you bing demeure très présent dans la street-food chinoise.

Dans le bol d’un robot pétrisseur, mettez 250 g de farine et une pincée de sel. Versez progressivement 180 ml d’eau chaude. Pétrissez sur petite vitesse jusqu’à ce que la pâte se détache des bords puis passez à vitesse moyenne. La pâte doit être légère et non collante. Couvrez-la et laissez reposer 30 minutes à température ambiante. Coupez votre pâte en quatre parts égales et disposez-les sur un plan fariné. Avec un rouleau à pâtisserie, étalez-les de manière à ce qu’ils forment des cercles d’environ 28 cm de diamètre chacune. À l’aide d’un pinceau, graissez chaque pâte avec 1 c.c. d’huile de sésame. Répartissez bien. Hachez de la ciboule (ou à défaut, un oignon nouveau). Déposez-la sur vos crêpes. Roulez afin de réaliser un cigare. Enroulez celui-ci sur lui même, comme si vous faisiez un escargot. Aplatissez vos escargots avec la paume de votre main pour former des disques de 15 cm de diamètre.
Dans une poêle chaude, versez 30 ml d’huile végétale. Passez sur feu moyen et déposez votre Cong you bing. Faites frire durant 5-6 minutes puis retournez-le. Le feu ne doit pas être trop fort pour que la crêpe puisse dorer sans être brûlée. Renouvelez ces opérations de cuisson pour chaque crêpe, en n’oubliant pas d’ajouter de l’huile pour chaque fournée. Lorsqu’elles sont cuites, déposez vos crêpes sur du papier absorbant. Servez chaud.


Le Pajeon (Corée)

Le Pajeon est une crêpe salée à la ciboule.
Cette crêpe traditionnelle coréenne est composée de légumes, de viande ou de fruits de mer.
Une amie coréenne m’a un jour fait découvrir ce plat et j’en garde un excellent souvenir. Heureusement, j’ai eu la bonne idée de noter la recette.
Si vous ne trouvez pas de ciboule, vous pouvez la remplacer par un poireau.

Dans un saladier, mélangez au fouet 120 g de farine avec 1 œuf et une pincée de sel. Versez progressivement 20 cl d’eau. Ajoutez à cela deux tiges d’oignons nouveaux ciselés et une carotte taillée en fines lamelles. Découpez 150g de fruits de mer en petits morceaux (crevettes, bulots, moule, poulpe… à votre convenance). Intégrez-les à la préparation.
Réalisez la sauce. Hachez une gousse d’ail. Émincez une tige d’oignon nouveau. Mettez-les dans un bol et versez-y 75 ml de sauce soja, 30 ml d’eau, 1 c.c. d’huile de sésame, ½ c.c. de vinaigre de riz, ½ c.c. de sucre et une pincée de piment séché. Mélangez jusqu’à ce que le sucre fonde.
Faites chauffer une poêle. Huilez-la. Lorsqu’elle semble bien chaude, versez-y une partie de votre pâte. La crêpe doit être fine. Laissez cuire. Les Coréens ont pour habitude d’appuyer un peu dessus avec une spatule afin de l’aider à dorer. Retournez votre Pajeon. Lorsque les deux faces sont cuites, transférez votre crêpe sur une planche à découper. Taillez des carrés d’environ 4 cm qu’il sera ensuite possible de manger avec les baguettes.
Dégustez ces crêpes coréennes chaudes accompagnées de sa sauce.


L’Injera (Ethiopie)

L’Injera est réalisée à base de farine de teff (céréale au goût proche de la noisette).
Elle représente l’une des composantes essentielles de presque chaque repas.
Les Éthiopiens s’en servent de couvert. Ils déposent sur la galette l’ensemble des mets concoctés.
Ils découpent ensuite l’Injera au fur et à mesure, mangeant ainsi à la fois la galette et le plat.
La recette se passe en deux étapes, car un léger temps de fermentation est nécessaire.
Vous pouvez couper la farine de teff (relativement cher en France) avec de la farine de sarrasin.

Commencez par délayer un sachet de levure boulangère sèche avec un peu d’eau tiède.
Dans un grand saladier, mélangez 375 g de farine de teff avec 500 ml d’eau chaude et la levure diluée. Travaillez la pâte jusqu’à ce qu’elle devienne bien lisse. Laissez reposer 24 h à température ambiante. Elle va fermenter.
Versez 125 g de farine de teff dans un saladier. Ajoutez 150 ml d’eau bouillante. Mélangez et faites reposer 5 minutes. Incorporez doucement cette mixture à la préparation fermentée. Ajoutez 165 ml d’eau. Remuez. Laissez de côté pendant 1 h. Chauffez une poêle antiadhésive. Lorsqu’elle semble bien chaude, disposez une louche de pâte. Mettez sur feu très doux. Dès que vous voyez des petites bulles apparaître, couvrez la poêle. Faites cuire 5 minutes uniquement sur une face. Quand elle est dorée, retirez-la (la surface du dessus est humide et c’est normal). Disposez sur une assiette et empilez les galettes les unes sur les autres.


Les Syrnikis (Russie, Ukraine, Biélorussie)

Petites crêpes au fromage blanc, les Syrnikis sont originaires de Russie.
On les retrouve cependant sur toute l’Europe de l’Est.
Elles sont généralement dégustées nappées de miel, de confiture ou de coulis de fruits.
Cette recette est parfaite pour le goûter !

Dans un saladier, mélangez 500 g de faisselle bien égouttés avec 2 c.c. de sucre en poudre et un œuf. Remuez bien afin d’obtenir une texture homogène. Ajoutez une pincée de sel. Tout en mélangeant, versez progressivement 2 c.s. de farine.
Prélevez un peu de préparation. Faites une boule. Aplatissez-la et disposez-la sur une assiette farinée.
Chauffez une poêle. Graissez-la avec de l’huile et un peu de beurre. Quand elle est bien chaude, déposez vos Syrnikis. Faites cuire jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés sur chaque face.
Servez-les tièdes, avec la garniture de votre choix et une bonne tasse de thé.


Les Kaas-pannenkoek (Pays-Bas)

Les Kaas-pannenkoek sont des crêpes épaisses au fromage.
Une crêpe par personne, accompagnée de salade, suffit à se rassasier à l’heure du déjeuner.
Autant vous dire qu’elle représente le repas idéal pour tout étudiant qui se respecte.
Vous pouvez utiliser n’importe quel fromage à pâte dure : Emmental, Gruyère, Comté, Beaufort…
Mais si vous voulez vraiment respecter son origine, préférez un bon fromage Hollandais.
Personnellement j’aime y ajouter des herbes pour plus de saveur.
Vous pouvez aussi les agrémenter de bacon. Vos crêpes prendront alors le nom de Spek-pannenkoek.

Dans un saladier, mélangez 1 œuf et 100 g de farine. Ajoutez progressivement 25 cl de lait jusqu’à l’obtention d’une pâte à crêpe fluide. Salez, poivrez. Additionnez d’un trait d’huile et de 3 poignées de fromage râpé. Remuez bien.
Faites chauffer votre poêle. Graissez-la. Lorsque la poêle est bien chaude, versez-y l’ensemble de la préparation et laissez cuire quelques minutes avec un couvercle. Quand les bords commencent à se décoller, retournez-la (Petite astuce : aidez-vous d’une assiette afin de la retourner plus facilement). Remettez une poignée de fromage râpé dessus et laissez cuire jusqu’à ce qu’il soit fondu.
Servez cette crêpe bien chaude sans la plier.


Les Hirams plattar (Suède)

Voici une autre recette de crêpes soufflées. Celle-ci nous vient tout droit de Suède.
La cuisson demande l’utilisation d’une poêle à blinis, mais si comme moi, vous n’en avez pas, une crêpière fera aussi bien l’affaire.

Dans une casserole, mettez 30 cl d’eau, 100 g de beurre et une pincée de sel. Portez à ébullition.
Ajoutez en une seule fois 100 g de farine. Mélangez avec une cuillère en bois jusqu’à ce que la préparation se détache des bords de la casserole.
Retirez du feu. Transvasez la pâte dans un saladier et remuez jusqu’à ce que ça refroidisse.
Prenez 6 œufs et séparez les blancs des jaunes.
Mettez les jaunes d’œufs un à un dans le saladier tout en fouettant.
Montez-les 6 blancs en neige avec 1 c.s. de sucre vanillé.
Montez 30 cl de crème fleurette en chantilly.
Incorporez délicatement les blancs en neige et la chantilly dans la préparation précédente.
Préchauffez votre four à 200 °.
Sur votre cuisinière, chauffez votre poêle. Graissez-la avec du beurre. Déposez des petits tas de pâte et faites cuire uniquement sur une face. Disposez-les ensuite sur une plaque de cuisson, deux par deux, l’une sur l’autre, face non cuite vers l’intérieur. Quand votre plaque est pleine, mettez au four pour 6 minutes. Les crêpes vont gonfler.
Dès la sortie du four, saupoudrez de sucre glace. Dégustez accompagné de confiture.


La Crêpe Vonnassienne (France)

Cette petite crêpe est originaire de l’Ain.
Elle est connue sous l’appellation de crêpe Vonnassienne, mais aussi de crêpe Parmentière ou encore de crêpe de la Mère Blanc (du nom de sa créatrice).
Réalisée à base de pommes de terre, elle est utilisée comme accompagnement aux plats en sauce.

Faites chauffer 500 g de pommes de terre dans de l’eau salée. Lorsqu’elles sont cuites, réduisez-les en purée en ajoutant 300 ml de lait. La texture doit être onctueuse. Une fois refroidi, mettez 45 g de farine, 3 œufs entiers, 4 blancs d’œufs et 2 c.s. de crème fraîche. Mélangez le tout. Assaisonnez de sel, poivre et noix de muscade.
Dans une poêle chaude et huilée, versez une cuillère à soupe de pâte (vous pouvez en mettre plusieurs dans votre crêpière, en prenant soin de bien les séparer). Cuire chaque face durant 3 minutes. Déposez-les sur du papier absorbant avant de les servir.


Le Kaiserschmarrn (Autriche)

Bien que sucré, le Kaiserschmarrn est un plat principal et non un dessert.
Autant vous dire que les enfants adorent !
Cette crêpe soufflée est servie coupée grossièrement en morceaux.
Elle est traditionnellement dégustée tiède, couverte de sucre glace et accompagnée d’une compotée de prunes.
J’ai pris connaissance de cette recette grâce à Sandra du blog Cuisine-Addict.


Le Bánh xèo (Vietnam)

Le Banh xéo est une crêpe vietnamienne à base de farine de riz et de curcuma.
Son nom ramène au son qu’elle émet lors de sa cuisson. Il signifie littéralement « gâteau qui grésille ».

Dans un saladier, mettez 280 g de farine de riz, 25 g de fécule de maïs, une pincée de sel et 2 c.c. de curcuma en poudre. Mélangez au fouet et versez progressivement 280 ml d’eau chaude, 30 ml de lait de coco et 1 c.s. d’huile d’olive. Hachez trois tiges de ciboule finement, un oignon et trois échalotes. Taillez 150 g d’échine de porc en fines lamelles. Décortiquez et lavez 150 g de crevettes crues. Disposez le porc et les crevettes dans des assiettes différentes. Salez et poivrez-les. Ajoutez 2 c.s. d’huile d’olive. Mélangez bien et laissez reposer. Lavez et égouttez une salade batavia et des herbes fraîches de votre choix (basilic, coriandre, menthe…). Après un repos de 30 minutes, ajoutez la ciboule hachée à votre préparation de pâte à crêpe. Dans une poêle, faites chauffer une c.s. d’huile d’olive. Faites-y revenir une partie de l’oignon, des échalotes, quelques crevettes et quelques lamelles de porc. Une fois cuits, versez une louche de pâte à crêpe dans la poêle. Effectuez des mouvements circulaires du poignet afin que la pâte soit répartie uniformément. Elle doit être fine. Couvrez votre poêle et laissez cuire. Lorsque les bords se décollent, retirez le couvercle. Ajoutez quelques germes de soja. Lorsque la crêpe devient croustillante, pliez-la en deux à l’aide d’une spatule. Dressez la sur une assiette avec quelques feuilles de salade, des herbes fraîches et une coupelle de sauce nuoc-mam.

Le Banh xeo se déguste chaud. Coupez un morceau de votre crêpe. Dans votre main, prenez une feuille de salade. Mettez dessus des feuilles d’herbes fraîches et votre morceau de crêpe. Roulez votre feuille de salade et trempez le tout dans de la sauce nuoc-mam.


Le Banh cuon (Vietnam)

Le Banh cuon j’adore ça !
Il s’agit d’une crêpe vietnamienne réalisée à base de farine de riz et cuite à la vapeur.
Elle est garnie de viande de porc haché et de champignons noirs.
Il existe des sachets de pâte à Banh cuon toute prête, mais je trouve cela plus gratifiant de réaliser cette recette de A à Z.

Faites tremper 10 g de champignons noirs séchés dans de l’eau chaude pendant 20 minutes.
Hachez finement 200 g de porc (pas de chair à saucisse !), 2 échalotes et les champignons. Mélangez afin de confectionner votre farce.
Dans une poêle huilée, faites revenir 1 gousse d’ail hachée. Versez-y la farce et laissez cuire 5 minutes en remuant fréquemment.
Dans un saladier, mélangez 200 g de farine de riz et 200 g de farine de tapioca. Ajoutez 700 ml d’eau tiède, 2 c.s. d’huile végétale et 1 c.c. de sel. Couvrez et laissez reposer à température ambiante pendant 2 h. Faites chauffer une poêle huilée. Lorsqu’elle semble bien chaude, versez une louche de pâte et effectuez des mouvements circulaires avec votre poignet afin de la répartir uniformément. La pâte doit être la plus fine possible. Couvrez et laissez cuire 2 minutes à feu moyen (il ne faut cuire qu’une seule face). Enlevez votre crêpe de la poêle en la retournant sur une planche à découper légèrement huilée. Sur l’un des tiers de la crêpe, étalez doucement une grosse c.s. de farce. Rabattez ensuite les bords droit et gauche, puis haut et bas afin de former un rectangle. Réservez. Répétez les opérations pour le reste de la pâte.
Évitez d’entreposer vos Banh cuon les uns sur les autres, car ils se colleront entre eux.

Une fois toutes les crêpes réalisées, soit vous les mangez tout de suite, soit vous les faites réchauffer à la vapeur. J’utilise pour cela un panier en bambou, dans lequel je dispose une feuille de chou puis le Banh cuon par dessus. Laissez cuire jusqu’à ce que la pâte devienne translucide et tendre.
Dégustez-les accompagnés de coriandre fraîche, d’oignons frits et de sauce nuoc-mam.



La première étape de ce tour du monde s’achève ici.

Le voyage se poursuit maintenant dans votre cuisine.

Que l’on aime le salé, le sucré, le sans-gluten… chacun des membres de votre famille trouvera à coup sûr, parmi ces 41 recettes, une crêpe ou une galette qui réjouira son palais.

N’attendez plus ! Réunissez votre tribu et mettez-vous derrière les fourneaux.

La Chandeleur a lieu ce samedi!

En règle générale, chaque voyage s’accompagne d’une carte postale.
Faites-nous rêver en partageant avec nous votre expérience. Pour cela, laissez un commentaire en bas de cette page. Quelles crêpes ou galettes sont à l’honneur chez vous en ce jour de fête ?


Le coin des curieux !

Attention voilà votre petite tête blonde avec la question fatale :
« Maman, c’est quoi la Chandeleur ? Pourquoi doit-on manger des crêpes aujourd’hui et pas demain ? »
Heureusement, vous êtes un super-parent qui a réponse à tout.

Chandeleur ramène au mot « chandelles ».
Il s’agit à l’origine d’une fête païenne en l’honneur de Pan, le dieu de la nature et le protecteur des bergers et des troupeaux. Toute la nuit, les Romains parcouraient les champs avec des flambeaux afin de purifier la terre avant de semer.
Les chrétiens se sont ensuite emparés de cette fête, en organisant des processions avec des chandelles. Les paysans devaient prendre une chandelle bénite à l’église et la ramener chez eux sans qu’elle s’éteigne. En plus de cela, il leur fallait faire des crêpes avec le blé de l’année précédente.
Si vous rapportiez chez vous une chandelle brûlant de sa plus belle flamme et que vous mangiez des crêpes, cela vous assurait une année à venir prospère dotée de récoltes fabuleuses.

Vous l’aurez compris, la Chandeleur anime de nombreuses croyances.
Le point important à retenir pour nous, c’est que l’on peut déguster des crêpes sans aucun scrupule, chaque année le 2 février.

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